Nanterre: Territorialisation

Dans Management public territorial 

Pour la région Ile-de-France (Hauts-de-Seine)

Nom du rapport :   Nanterre, Territorialisation : Croiser  les politiques publiques et les territoires

Sommaire

N° CSMDate
41janvier 2008

1  Participants au rapport

Auteurs du rapport: Hélène Beaufrère, Claire Le Péhun, Yves Le Villain, Christophe Chazeau, élèves de l’INET.

Référent: Daniel Maarek

Correspondant collectivité: Lucien Giorgi DGS.

Pour obtenir le rapport, veuillez contacter le "correspondant collectivité".

2  Résumé

La ville de Nanterre (90 000 habitants) qui dispose d’une organisation territorialisée depuis 1977 s’appuyant sur un triptyque élu de quartier, DGA, chef de projet, souhaite repenser cette territorialisation pour améliorer la qualité du service rendu, favoriser la participation et réduire les inégalités entre quartier.

Pour répondre à cette demande, les auteurs commencent par décrire et analyser le fonctionnement de l’actuel territorialisation en 9 quartiers. Ils relèvent :

  • un découpage territorial semblant manquer de légitimité
  • une organisation bien structurée avec des instances pérennes
  • mais fragile car trop complexe.

Les chefs projet de quartier manquent de légitimité et se plaignent d’une insuffisance de moyens, pourtant une part croissante du budget d’investissement (jusqu’à 10 %) est mobilisée sur cette base territoriale de quartiers.

Avant de proposer des scénarios d’évolution de cette territorialisation, les auteurs font un détour théorique et mènent une étude comparative sur la territorialisation dans les villes de Nantes, Montreuil et St Denis, d’où ils déduisent la nécessité de croiser politiques publiques et logiques territoriales. La proximité permet une plus grande lisibilité de l’action produite au quotidien mais n’améliore pas pour autant la production de service. Enfin, ils notent les limites de la territorialisation comme espace de participation citoyenne.

Dans une seconde partie, les auteurs présentent 4 scénarios différenciés, tout en souhaitant que la solution retenue découle d’une construction impliquant tous les membres de la Direction générale :

  1. Scénario 1 : amélioration du fonctionnement actuel. Les chefs projet deviennent « responsables de quartier » et sont rattachés à un DGA unique.
  2. Scénario 2 : une organisation territorialisée au service de politiques publiques déterminées : l’enjeu est alors d’adapter les territoires aux politiques cibles. Un projet de ville fort sous-tend cette organisation qui risque cependant, craignent les auteurs, de rendre complexe l’articulation de l’action municipale.
  3. Scénario 3 : une organisation au service de projet de territoire. Cette solution, inverse de la précédente, part d’abord des territoires et en déduit ainsi un projet de ville. C’est sa force … et sa limite.
  4. Scénario 4 : une approche mixte. Cela revient à bâtir des projets de territoire à partir du projet de ville, et donc décliner territoire par territoire les politiques publiques.

Dans une troisième partie, les auteurs se risquent à mettre en œuvre ce quatrième scénario en édictant des préconisations pour « une nouvelle étape de la territorialisation à Nanterre. »

Ils suggèrent successivement :

  • Une approche stratégique pour concevoir le projet
  • Une approche opérationnelle pour sa mise en œuvre, partant de 2 politiques particulières, celles relatives à la Jeunesse et à la Gestion de l’Espace public.
  • Des moyens et instances de gestion différemment organisés (au niveau des Elus, des instances de quartier, de l’organisation administrative centrale)
  • Et des conseils pour la conduite du changement.

3  Conclusion

En guise de conclusion, les auteurs présentent un outil, qu’ils ont nommé « Cursor » qui permet d’identifier la valeur ajoutée d’une action territorialisée en tenant compte tant de la qualité du service rendu que du coût de sa mise en œuvre.

Rédacteur de la synthèse/du cahier de l'évaluation

PETROFF Boris, Administrateur territorial

Lieu

Ville de Nanterre