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Les concours de la FPT


Dernière mise à jour : novembre 2015

Longtemps négligée du fait de la priorité donnée aux missions fondamentales des archivistes définies par la règle des 4 C (collecter, classer, conserver, communiquer), la valorisation peut pourtant être considérée comme un prolongement de la mission de communication des archives.

De plus, cette mission est explicitement dévolue aux collectivités territoriales selon le code du patrimoine (art. L212-6).

Cette prise de conscience tardive est cependant largement compensée par le foisonnement d'initiatives de valorisation engagées par les services d'archives. On peut également relever que la valorisation permet la reconnaissance des archives comme services culturels à part entière même si une forte dimension administrative reste présente du fait de la relation naturelle qui se noue en amont avec les services producteurs depuis la collecte jusqu'aux communications administratives.

On remarquera enfin que la valorisation assure une visibilité décuplée aux archives et aux archivistes et de fait une reconnaissance de la part des collectivités de tutelle. Au-delà, l'un des enjeux sera de mettre en place une offre capable d'attirer publics dits traditionnels mais aussi de nouveaux publics par des propositions innovantes voire sur-mesure.

1. L'offre éducative

Si l'intérêt des plus jeunes pour les archives n'est plus à démontrer, l'accueil du public scolaire suppose une réflexion particulièrement aboutie quant aux contenus et modes d'intervention.

Dès l'origine en 1951, la création de services éducatifs au sein du réseau des Archives départementales n'est envisagée qu'avec la collaboration des personnels de l'Éducation nationale et notamment des enseignants.

De fait aujourd'hui, la tenue d'ateliers pédagogiques autour des documents d'archives n'est concevable qu'en présence d'un enseignant facilitant l'intervention des archivistes tout en replaçant les échanges dans un cadre scolaire. À cette fin, la plupart des services d'Archives départementales bénéficient du concours d'un enseignant déchargé pour quelques heures par semaine afin d'élaborer conjointement une offre éducative. Si cette mise à disposition n'est pas toujours possible, notamment en archives municipales, l'accompagnement de la classe par son enseignant reste un prérequis pour le bon déroulement des activités.

Deux propositions fréquentes seront détaillées ici.

1.1. L'atelier de découverte autour de documents originaux

Cette approche repose généralement sur des propositions thématiques. À partir d'un sujet défini avec l'enseignant demandeur (ce qui suppose un travail de préparation conjoint), ou bien avec l'enseignant détaché qui pourra mettre en avant les thématiques du programme en vigueur susceptibles d'être éclairées par les archives, une recherche documentaire dans les fonds s'engage.

Très vite, on doit raisonner en fonction de la finalité de l'atelier et notamment du public visé. L'âge, et donc le degré de compréhension, des élèves doit être évalué pour formuler des propositions adaptées.

En-dehors de toute considération de programme scolaire, on peut proposer à minima une offre à partir de l'histoire locale. Un atelier sur l'histoire de la commune, du quartier ou même du canton d'où provient la classe accueillie sera toujours apprécié et permettra aux élèves une appropriation rapide du contexte. De même, une déclinaison pédagogique d'une autre action culturelle portée par le service d'archives (exposition notamment) sera particulièrement bienvenue et apportera de la cohérence dans l'offre culturelle.

Avant d'entrer dans l'éclairage historique fournis par les documents, l'archiviste ne doit pas s'interdire de mettre en avant des considérations professionnelles, bien au contraire. L'explication de l'unicité des documents d'archives, des problématiques de leur conservation, du soin apporté lors de la communication, des enjeux de la paléographie ou encore de la restauration, doit faire partie du discours délivré par le professionnel en préambule à la séance. Si le temps le permet, un rapide visite du service facilitera la compréhension des différentes notions mises en avant et des missions des archivistes.

La vocation pédagogique de ces ateliers se traduira par un choix de documents pertinents et évocateurs. La présentation des différentes typologies documentaires et des supports qui coexistent dans un service d'archives est un grand classique. Savoir lier des pratiques anciennes avec les sciences qui les étudient (la sigillographie pour les sceaux, l'héraldique pour les blasons, etc.) documents à l'appui est une des modalités d'intervention recherchées par les enseignants. La plupart des services d'archives prolongent ces découvertes par des initiations pratiques (notamment pour les plus jeunes) de moulage de sceaux ou de conception de blasons.

L'assimilation des ressources présentées et de leurs usages potentiels est régulièrement évaluée sous la forme d'un questionnaire. A la manière d'une enquête, les élèves sont conviés à puiser dans un corpus documentaire pour apporter des réponses pertinentes. Ils découvrent ainsi les rudiments de la recherche historique.

Notons enfin que certains enseignants privilégient une intervention au sein de leur établissement. Ce choix empêche de fait la présentation de documents originaux mais il est toujours possible de recourir à des fac-similés ou bien de projeter des images numérisées.

1.2. Le dossier pédagogique

Prolongement de l'atelier de découverte, il est aussi le moyen d'en conserver la trace. Les capacités d'accueil des services éducatifs tout comme les emplois du temps de classes ne permettent pas toujours une rencontre physique au sein du service d'archives.

Le dossier pédagogique met à disposition un corpus documentaire thématique qui pourra être réutilisé librement par les enseignants. Afin d'avoir une offre suffisamment attractive, il faut veiller à fournir des propositions pour les différents niveaux scolaires et autour des thématiques récurrentes des programmes. Toutefois, étant donné l'aspect historique du document d'archives, une entrée chronologique est régulièrement proposée (le Moyen-Âge, la Révolution, etc.).

Enfin, si les enseignants en histoire sollicitent le plus fréquemment les services éducatifs, les archives recèlent d'informations susceptibles d'intéresser d'autres disciplines (cartes pour la géographie, dessins pour les arts plastiques, textes en latin, etc.). Tenir compte de cette diversité des attentes sera synonyme le plus souvent de succès pour l'offre mise à disposition.

On précisera enfin que la mise en ligne de ces dossiers facilitera leur appropriation et que ce rayonnement est susceptible de permettre des usages au-delà du ressort géographique du service d'archives.

2. Les expositions

On rappellera en préambule que la nature du document d'archives et sa fragilité supposent que toute exposition ne soit envisagée que comme temporaire. Pour autant, moyennant la prise en compte de précautions détaillées plus loin, l'exposition d'originaux reste toujours une occasion de présenter au public un patrimoine singulier face auquel il est rarement indifférent.

Si la conception et la réalisation d'une exposition complète supposent un investissement non négligeable pour tout archiviste, des expositions plus modestes et ponctuelles sont toujours des occasions à saisir. Les Journées européennes du patrimoine sont ainsi une occasion régulière de présenter un florilège de documents durant un week-end, toute l'année est également ponctuée d'occasions (réceptions, commémorations, etc.) que l'archiviste doit savoir saisir afin de valoriser quelques documents.

2.1. Conception et pilotage

A l'origine de toute exposition temporaire, il y a une commande. Plus ou moins formelle, elle peut même être suggérée par l'archiviste qui connaît le mieux ses fonds et son plan de charge. Une fois la thématique définie, l'archiviste s'attache généralement à définir les bornes chronologiques lorsque cela est nécessaire.

S'il peut lui arriver d'être seul aux commandes pour une telle réalisation, l'archiviste aura tout intérêt à convier des personnalités compétentes et des partenaires pour réussir ce projet. Le pilote devient alors le commissaire et peut s'appuyer sur un comité scientifique agrégeant les spécialistes du domaine. Le contenu détaillé de l'exposition, avec les agencements thématiques et les documents sélectionnés, fera l'objet d'un synopsis.

Un aspect, et non des moindres, sera le titre retenu pour l'exposition. Simple et évocateur, on ne doit pas s'interdire de le compléter d'un sous-titre plus fouillé pour préciser par exemple le périmètre géographique et la période. Le visuel retenu, qui aura vocation à figurer sur les supports en lien avec l'exposition (affiches, dépliants, etc.), sera particulièrement étudié.

Le lieu et le calendrier de l'exposition et des éventuelles activités associées (visites commentées, conférences) seront mûrement réfléchis. Pour le premier sujet, les aspects de sécurité auront évidemment une importance majeure. La période suppose toujours des arbitrages difficiles pour éviter que le public ne soit face à des offres concurrentes et simultanées.

2.2. Réalisation

La réalisation d'une exposition proprement dite suppose de nombreux points de vigilance et une organisation rigoureuse. La norme AFNOR NF Z40-010 publiée en juin 2002 relative aux « prescriptions de conservation des documents graphiques dans le cadre d'une exposition » offre un bon référentiel.

Le comité scientifique a vocation à permettre la réalisation de l'exposition par la définition minutieuse du contenu. Le sujet validé, de nombreuses recherches parmi les fonds s'engagent. Elles sont le plus souvent complétées par une bibliographie importante pour éclairer le contexte, qui pourra d'ailleurs être publiée, en intégralité ou partiellement, parmi les supports déclinés de l'exposition (livret, catalogue, site Internet).

Ces recherches pourront d'ailleurs mettre en lumière des documents qui ne sont pas présents dans les collections de l'organisation mais chez des confrères ou partenaires. Une procédure de prêt devra alors être envisagée.

D'un point de vue méthodologique, toute exposition suppose un dossier scientifique et un dossier administratif.

2.2.1. Le dossier scientifique

Si le synopsis sera le document majeur de ce dossier, il n'est pas exclusif. Le plus souvent, on aura soin de tenir un sous-dossier par partie envisagée pour l'exposition, ce sous-dossier contenant lui-même les fiches descriptives des documents retenus à cet endroit. Ces fiches seront particulièrement détaillées, surtout du point de vue de l'état matériel et des dimensions des documents. En effet, une analyse détaillée en amont fera gagner un temps précieux au moment de l'encadrement ou plus généralement de la scénographie.

En lien avec cette sélection, le comité scientifique aura soin d'élaborer les notices destinées aux cartels ainsi que les panneaux de présentation avec un effort constant d'adaptation au public visé, généralement le plus large possible.

2.2.2. Le dossier administratif

Si les demandes de prêt sont une partie habituelle du dossier administratif (que l'on verra ensuite), on oublie trop souvent les aspects financiers liés à l'exposition.

Le budget

En effet, la réalisation matérielle des expositions temporaires (au sens large), représente un budget non négligeable et parfois la plus grande part de celui des services d'archives. Ces dépenses devant être anticipées dans le cadre des calendriers budgétaires des collectivités, il est important de prendre en compte tous les coûts potentiels liés à une telle initiative.

D'abord, parfois très en amont de l'exposition, un plan de restauration est mis en œuvre pour permettre justement la tenue de cette exposition prochaine. Ces dépenses, généralement imputées en section d'investissement, peuvent vite atteindre des coûts importants.

Ensuite, la scénographie (mise en espace de l'exposition avec le plus souvent fourniture d'un matériel coûteux) peut représenter un poste important. A minima, il est bon de prévoir quelques crédits pour l'encadrement des documents à exposer. Les panneaux explicatifs à destination du public et autres cartels supposent des frais de maquettage et d'impression tout comme l'édition d'un catalogue ou d'un livret (cette dernière proposition offrant un support plus condensé mais plus économique tant du point de vue financier qu'intellectuel).

Enfin, il faut prévoir d'éventuelles déclinaisons de l'exposition physique susceptibles de s'y substituer en cas d'arbitrages financiers défavorables (comme l'exposition virtuelle) voire de la prolonger et de permettre sa présentation en d'autres lieux (comme l'exposition itinérante).

Les prêts

La présence de documents prêtés dans une exposition s'accompagne d'un certain formalisme bien compréhensible.

D'abord, ces prêts doivent être identifiés en amont par le comité scientifique dès la réalisation du synopsis. Ce repérage précoce permet de solliciter au plus tôt l'institution détentrice pour s'assurer de la disponibilité de l'œuvre et de la compatibilité de son état matériel avec une exposition.

Si les conditions d'exposition des documents sont indiquées dans la norme AFNOR NF Z40-010, il n'est pas inutile de rappeler que les prêts d'une durée supérieure à 3 mois ne sont pas souhaitables. D'autant plus si le document convoité est régulièrement exposé.

La validation effective du prêt prend la forme d'un contrat où sont rappelés les documents visés, leurs conditions de transport et d'exposition ainsi que les éléments relatifs à l'assurance. Si le transport peut avoir des modalités diverses (assuré par l'emprunteur ou par un prestataire spécialisé), l'assurance est régie par la règle de « clou à clou », c'est-à-dire depuis l'enlèvement chez le prêteur jusqu'au retour qui est constaté de manière contradictoire par un constat d'état.

La valeur d'assurance est toujours problématique. En dehors d'indications du marché, comme la transaction récente autour d'une lettre autographe dans une maison de ventes par exemple, une « valeur de remplacement » peut être déterminée notamment au regard du coût de la restauration complète du document prêté s'il était dégradé. Ces estimations restent aléatoires et doivent être débattues entre prêteur et emprunteur.

3. Les activités culturelles

Cette expression très englobante recouvre les nombreuses formes de valorisation que peut prendre une programmation culturelle dans un service d'archives. Cette programmation, si elle est rythmée par des activités ponctuelles, peut naturellement s'articuler autour de temps forts plus durables tels que les expositions temporaires. Par ailleurs, tout ou partie de ces activités culturelles peuvent être conçues ou réalisées avec des partenaires des services d'archives (autres établissements culturels, sociétés savantes, associations d'amis des Archives).

Si les Journées européennes du patrimoine, chaque 3e week-end de septembre, sont un rendez-vous généraliste et identifié du public, elles ne remplacent pas les rencontres plus spécifiques que peuvent organiser les archivistes.

La conférence est évidemment la forme la plus traditionnelle même si sa forme évolue sans cesse. Généralement, c'est l'occasion de convier un spécialiste local ou national sur un sujet historique que les sources locales peuvent éclairer. À cette occasion, une modeste exposition peut être présentée au public ou bien le conférencier peut illustrer largement son propos au moyen d'un diaporama d'images d'archives.

Soucieux de drainer de nouveaux publics vers les Archives, de nombreux services ont mis en place ces dernières années des séances de découverte et d'initiation à la recherche. Si les usagers habituels n'en sont pas exclus, il s'agit davantage de permettre au grand public de découvrir le potentiel des sources d'archives et surtout la méthodologie pour les exploiter. Ces séances peuvent porter aussi bien sur les sources elles-mêmes (généalogiques, foncières) que sur les compétences à mobiliser pour leur utilisation (paléographie notamment). Ces séances permettent au-delà une valorisation des compétences des archivistes qui peuvent les animer en fonction de leurs aptitudes.

La confrontation des sources, méthode de l'historien bien connue, peut également être vulgarisée par le recours à des partenaires spécialisés. Les collections de l'Ina (Institut national de l'audiovisuel) notamment offrent des ressources complémentaires aux fonds d'archives papier et peuvent éclairer de manière originale un sujet d'histoire locale.

Les visites enfin, en dehors des Journées du patrimoine, peuvent faciliter la compréhension des missions de l'archiviste et de la richesse des fonds. Organisées de manière régulière ou bien à la demande de collectifs (associations) par exemple, elles peuvent amener le public à revenir en salle de lecture pour approfondir telle ou telle découverte.

4. La médiation

La culture n’est pas immédiatement accessible à tous les publics. C’est ce postulat qui est à l’origine de la médiation culturelle qui englobe évidemment les archives.

Précisons d’emblée, le terme ayant plusieurs significations, qu’il ne s’agit évidemment pas ici de tenter de résoudre un éventuel différend, même si le cas peut se produire en salle de lecture.

La médiation dans les archives vise plutôt à mettre à œuvre des actions spécifiques destinées à faciliter l’appropriation des archives par le public. L’archiviste médiateur se trouve ici dans un rôle de « passeur », c’est-à-dire faciliter la compréhension du patrimoine dont il a la garde par des dispositifs et actions particuliers. On mesure tout l’enjeu que cela représente pour les archives souvent méconnues ou du moins généralement précédées d’une réputation peu flatteuse.

La compétence en matière de médiation culturelle n’est pas sans interroger les archivistes. Si la fonction de médiateur culturel, initialement pensée comme un dispositif expérimental du ministère de la Culture en 1992 s’est finalement pérennisée, son existence dans les archives est loin d’être systématique.

Le périmètre même de cette médiation pose question. L’archiviste adopte souvent une posture de médiateur entre son activité et son public (auprès de services versants lors de collecte, auprès du public de salle de lecture pour présenter des instruments de recherche) mais il est communément admis que la médiation sera surtout liée aux aspects de valorisation.

4.1. Quels publics pour quelles médiations ?

De ce fait, l’accueil de scolaires et les moyens mis en œuvre pour faciliter la compréhension des archives auprès de ce jeune public peuvent être considérés comme une action de médiation.

Si cette action est désormais courante, la médiation s’attache le plus souvent à proposer des initiatives en direction de publics spécifiques, dits « empêchés » ou bien sur des sujets circonscrits.

Parmi les propositions observées à travers le réseau des archives publiques, on peut noter celles à destination des détenus ou des patients d’établissements hospitaliers. La dimension d’une offre sur-mesure prend ici tout son sens puisque l’archiviste doit tenir compte à la fois des spécificités et des restrictions qui peuvent peser sur ce public mais également de la conservation des archives qui ne peuvent être déplacées.

À mi-chemin, l’archiviste peut proposer des animations à destination des personnes âgées, notamment celles hébergées en maisons de retraite, qui sont attentives aux questions touchant à la mémoire des lieux. Des présentations de documents sur écran dans leurs résidence jusqu’à la visite des Archives pour les plus valides, la médiation offre un éventail de possibilités que l’archiviste peut déterminer avec ses partenaires.

La médiation permet également d’apporter des réponses aux attentes du public porteur de handicaps. La proposition de visites ou d’ateliers traduits en langue des signes pour les sourds et malentendants et même les présentations sensibles de documents (par le toucher des différents supports notamment) pour les non ou malvoyants sont des expériences appréciées et toujours enrichissantes.

L’histoire locale, bien documentée aux Archives, figure aussi parmi les attentes de nombreux collectifs d’habitants. À l’échelle d’un quartier pour un service d’archives municipales ou plutôt d’une ville ou d’un canton pour les archives départementales, des offres de découverte des documents ou de recherche sont l’occasion de contribuer à une quête d’identité qui peut déboucher sur la réalisation d’une exposition ou bien d’un opuscule.

4.2. Le champ des possibles

Toutes ces options sont également compatibles avec la collecte d’archives d’orales. Derrière cette expression, se cache en réalité une méthodologie qui doit être particulièrement maîtrisée. Après des premiers contacts, une grille d’entretien peut être établie pour procéder à l’enregistrement. L’intérêt est de collecter une matière inédite, complémentaire aux fonds publics, qui vient éclairer d’une manière vivante des pans de l’histoire locale contemporaine.

Un prolongement envisageable pour ces collectes de témoignages oraux est le don de documents privés qui présentent le même intérêt. Parfois, la charge émotionnelle qui s’y attache suppose un choix intermédiaire : le don numérique. L’archiviste réalise – ou fait réaliser – une copie numérique du document avant de restituer l’original à son propriétaire. Les Archives peuvent alors en exploiter le contenu dans les limites d’une convention de don à établir de la même manière que pour un don d’archives physiques.

Au-delà, d’autres formes de médiation autour des archives se font jour au travers du réseau national. La lecture à haute voix par des comédiens de morceaux choisis de documents originaux en fait partie. La création artistique peut également apporter des liens intéressants avec les archives et ce dans ses différentes composantes : création graphique, sculpture, photographie, bande dessinée ou encore la vidéo.

Auteur :

JOULIA Romain

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Créé le 05 août 2019
 

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