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Les concours de la FPT


Dernière mise à jour : décembre 2015

1. L’évolution des publics

1.1. Définition du public

Le public est l’« ensemble des personnes (lecteurs) qui consultent les archives ou qui, à un titre quelconque, fréquentent les services d’archives ou correspondent avec eux » (Dictionnaire de terminologie archivistique, Archives de France, 2002, dactyl., p. 28 – en ligne sur : http://www.archivesdefrance.culture.gouv.fr/gerer/publications/terminologie-archivistique/).

Cette définition, très ouverte, permet d’intégrer tout type de public, qu’il soit physique ou virtuel.

1. 2. Historique

Le public des archives a beaucoup évolué au cours des dernières décennies.

1.2.1. Le public des salles de lecture

Depuis les lois révolutionnaires autorisant l’accès aux archives à tout citoyen, les salles de lecture accueillent toute personne souhaitant consulter des documents. Ce public des lecteurs, longtemps composé de chercheurs professionnels ou amateurs, a vu sa composition se modifier dans les années 1970 avec l’apparition des généalogistes, venant en masse consulter les registres d’état civil.

La montée plus récente de la demande mémorielle et sociale – convoquant la dimension civique des archives – a provoqué l’arrivée d’usagers différents, souvent pressés, cherchant une information pointue et fiable ; il s’agit notamment de recherches administratives.

1.2.2. Le public des activités culturelles

Au milieu des années 1980, les activités culturelles se sont beaucoup développées : visite du bâtiment, expositions, conférences, ateliers, portes ouvertes ; des formes sont apparues plus récemment : spectacles (lectures d’archives, concert, théâtre), projections de film, accueil d’artistes en résidence, parcours-découvertes, jeux. Ces activités culturelles attirent un public particulier, qui ne fréquente pas forcément la salle de lecture.

Les activités pédagogiques proposées ont une plus grande antériorité : le 1er service éducatif date de 1949 aux Archives nationales puis de 1952 aux archives départementales du Puy-de-Dôme.

1.2.3. Le public des sites internet

Au début des années 2000, l’ouverture de sites internet archives a fait apparaître un troisième type de public : les internautes, venant consulter essentiellement les documents numérisés.

1.3. Évolution des chiffres des publics

Les salles de lecture virtuelles, que constituent les sites internet, sont désormais plus fréquentées que les salles de lecture physiques. Les activités culturelles ont une fréquentation supérieure également aux salles de lecture physiques.

Évolution en chiffres des publics des archives entre 2005 et 2014 pour le réseau des services nationaux, régionaux, régionaux, départementaux et municipaux :

 200520102014
Lecteurs inscrits305 669186 930182 670
Public des activités culturelles878 7721 809 7821 545 917
Connexions sur les sites internet4 787 68132 436 23457 040 937

En archives départementales par exemple, on compte en 2014, pour 1 lecteur inscrit, 7 participants aux activités culturelles et 140 internautes (visiteurs uniques).

Un bémol pour le chiffre des activités culturelles : il ne s’agit pas de participants uniques, une même personne ayant pu participer à plusieurs activités.

2. Les typologies des publics

2.1. Les trois grandes catégories de public

Nous avons vu au chapitre 1 qu’il n’y a pas UN public, mais DES publics des archives, composés de trois grandes catégories :

  • les lecteurs,
  • le public des activités culturelles,
  • les internautes.

2.2. Autres approches typologiques

À partir des trois grandes catégories de publics, qui, nous le verrons en partie 3., possèdent des caractéristiques propres, on peut approcher les publics selon d’autres focus :

  • les catégories de publics suivant l’utilisation directe ou non des fonds ;
  • les catégories de publics suivant la fréquence de l’usage.

On y ajoutera une catégorie un peu à part : les scolaires.

2.2.1. Les catégories de publics suivant l’utilisation directe ou non des fonds

L’utilisation directe ou non des fonds apparaît comme une différence essentielle entre les publics des archives. On distingue :

  • Le public direct ou usager primaire : il utilise les documents eux-mêmes ; il s’agit du public des lecteurs.
  • Le public indirect ou usager secondaire : il ne franchit pas le seuil de la salle de lecture ; il fréquente les activités culturelles : la valorisation joue alors le rôle de médiation entre le document et lui ; il s’agit du public des activités culturelles.

Les internautes se situent dans l’une et l’autre des catégories, en fonction de ce qu’ils consultent :

  • ils sont usagers directs s’ils consultent les documents numérisés ;
  • ils sont usagers indirects s’ils consultent les expositions virtuelles par exemple.

2.2.2. Les catégories de public suivant la fréquence de l’usage

On distingue cinq profils de public suivant la fréquence de leur usage des archives :

  • Le régulier mono-activité : il vient toujours pour la même activité. Ce peut être la salle de lecture ou bien les expositions.
  • Le régulier multi-activités : il vient régulièrement à chaque nouvelle activité proposée par les archives ; ces activités culturelles peuvent être couplées avec la fréquentation de la salle de lecture.
  • Le visiteur ponctuel : il vient en fonction du sujet des activités culturelles ou d’une recherche spécifique en salle.
  • Le primo-visiteur avec intention : il est venu pour une activité particulière (exposition, projection de film par exemple) ; l’activité lui a plu : il a l’intention de revenir.
  • Le primo-visiteur-passant : il a découvert les archives par hasard en passant devant le bâtiment et a découvert une offre qu’il ne connaissait pas ; sa démarche s’arrête là.

Si ces catégories concernent à l’origine le public physique, elles s’appliquent également au public des internautes qui peut adopter ce même type de fréquence d’usage dans sa consultation d’un site internet d’archives : il peut se connecter régulièrement ou venir pour la première fois, consulter toujours la même rubrique (les documents numérisés par exemple) ou circuler dans différentes rubriques (l’action culturelle, les instruments de recherche, etc.).

2.3. Le public scolaire

Le public scolaire constitue une catégorie à part parmi le public des activités culturelles : il s’agit en effet un public « captif », qui ne vient pas de son propre chef, mais dans le cadre scolaire, à l’initiative de son professeur. Ce public va de la maternelle à l’université.

Les activités sont proposées durant le temps scolaire et parfois péri-scolaire : visite du service, ateliers, visites d’exposition, etc.

3. Les outils de connaissance des publics

Les outils de connaissance des publics des archives sont principalement au nombre de trois :

  • le rapport annuel
  • les rapports d’inspection
  • les enquêtes.

Les enquêtes menées dans les autres domaines de la culture et du patrimoine apportent des éléments de comparaison, qui permettent de situer les publics des archives dans un ensemble plus vaste.

3.1. Le rapport annuel

Chaque année, les services d’archives publiques (services à compétence nationale, archives régionales, départementales, communales, opérateurs de l’Etat, etc.) rédigent un rapport qui est envoyé au Service interministériel des Archives de France. Une partie de ce rapport concerne les publics : communication des archives et valorisation.

Pour les publics, on trouve les chiffres-clés concernant :

  • la salle de lecture : lecteurs inscrits dont généalogistes, chercheurs scientifiques et recherches administratives, séances de travail, estimation des séances dans les espaces numériques, articles communiqués, recherches par correspondance, dérogations instruites avec nombre d’articles accordés et refusés ;
  • les activités culturelles : expositions réalisées in situ avec le nombre de visiteurs, expositions réalisées en collaboration avec d’autres services, expositions virtuelles sur le site internet, scolaires accueillis, public des activités culturelles hors expositions ;
  • le site internet : pages/images vues, visites sur le site internet (en nombre de connexions), visiteurs uniques.

Les rapports des services font l’objet d’une synthèse nationale, publiée chaque année par le Service interministériel des Archives de France.

3.2. Les rapports d’inspection

Le collège Archives de l’Inspection générale des patrimoines – rattachée à la Direction générale des patrimoines – inspecte régulièrement les services publics d’archives : le « rapport d’inspection » dresse un état des lieux du service et propose des pistes de réflexion et d’amélioration.

Une partie de ce rapport concerne les publics : elle est plus ou moins développée.

3.3. Les enquêtes

Pour compléter les rapports annuels et les rapports d’inspection, le Service interministériel des Archives de France peut programmer des enquêtes nationales ciblées. Ainsi, en 2013-2014, a été réalisée une triple enquête nationale auprès :

  • des lecteurs,
  • du public des activités culturelles,
  • des internautes.

L’analyse de cette enquête et ses résultats chiffrés sont consultables sur le site des Archives de France.

Les précédentes enquêtes Archives avaient concerné :

  • les lecteurs : en 1999 dans les archives départementales et communales ; en 2003, dans les archives nationales ;
  • les internautes français fréquentant les sites de généalogie, en particulier les sites commerciaux : en 2006.

3.4. Les enquêtes et études hors archives

La tradition d’étude du public est plus récente dans les archives que, par exemple, chez nos collègues des musées qui se sont intéressés plus tôt à la sociologie de leurs publics (en France à partir des années 1980).

3.4.1. Enquête sur les pratiques culturelles des Français

Menée à intervalles réguliers entre 1973 à 2008, l’enquête sur les pratiques culturelles des Français est la plus vaste qui existe, même si les archives en sont exclues : elle s’intéresse à l’écoute des médias (télévision, radio, musique), à la lecture, aux pratiques amateurs, à la fréquentation des bibliothèques, des musées, du cinéma, des concerts.

L’intérêt de cette enquête est d’observer l’évolution des pratiques.

3.4.2. Enquête sur les publics des patrimoines

Depuis 2010, le Département de la politique des publics – rattaché à la Direction générale des patrimoines – effectue des enquêtes sur les différents publics des patrimoines : musées, monuments nationaux, villes et pays d’art et d’histoire, archéologie. Ces enquêtes s’intègrent dans un programme qui s’intitule « À l’écoute des visiteurs ».

C’est dans le cadre de ce programme que s’est déroulée la triple enquête Archives en 2013-2014. L’intérêt de ce programme est de pouvoir effectuer des comparaisons entre les publics des patrimoines, notamment du point de vue sociologique.

4. Principales caractéristiques des publics des archives

De grandes caractéristiques se dégagent ; il s’agit cependant de généralités, la réalité étant plus contrastée, en fonction des types de services notamment.

4.1. Un profil socio-démographique atypique par rapport aux autres publics des patrimoines

4.1.1. Deux caractéristiques propres aux publics des archives

Deux caractéristiques distinguent le public des archives des autres publics du patrimoine :

  • Le public est plus masculin : 60% des lecteurs et des internautes sont des hommes, alors que la proportion est inverse pour le public Archives des Journées européennes du patrimoine (JEP) (60% de femmes), ce qui correspond à la féminisation des pratiques culturelles.
  • Le public est plus populaire : 50% des internautes et 40% des visiteurs Archives des JEP ont un niveau inférieur ou égal au bac, ce qui fait exception dans un univers culturel qui touche les classes supérieures.

4.1.2. La généalogie : une activité démocratique

93% des internautes sont des généalogistes : comme la moitié d’entre eux appartient à un milieu populaire, la généalogie apparaît comme une activité culturelle très démocratique. On peut dire que la généalogie a atteint l’objectif que le ministère de la Culture s’était fixé dès l’origine de toucher les classes les plus modestes.

4.2. Un public très familier du patrimoine et des pratiques culturelles

Comme le public des musées et des monuments nationaux, le public des archives est familier du patrimoine et des pratiques culturelles : il est inscrit à une association artistique ou culturelle, bien plus que la moyenne nationale. Lecteurs et internautes sont plus de 7 sur 10 à fréquenter les musées et les expositions historiques, contre 1/3 des Français.

Plus de 50% des visiteurs archives des JEP et des lecteurs sont inscrits en bibliothèque, contre 18% des Français.

4.3. Des pratiques internet inégales

Les pratiques internet sont inégales : si la consultation d’internet est soutenue, la participation collaborative et la connexion aux réseaux sociaux sont encore modestes. Ces pratiques sont amenées à se développer dans les années à venir pour deux raisons principales :

  • la montée d’une génération qui aura grandi avec un environnement numérique ;
  • la présence plus systématique, sur les sites internet archives, des réseaux sociaux et de la possibilité de participation collaborative.

4.3.1. Des lecteurs et des internautes quotidiennement connectés

Lecteurs et internautes des archives se connectent quotidiennement à internet, plus que la moyenne nationale : 77% des lecteurs et 83% des internautes, contre 62% des Français.

4.3.2. Une utilisation des réseaux sociaux encore modeste

10% des lecteurs et des internautes consultent les comptes de réseaux sociaux proposés sur les sites internet des archives et 3% les alimentent.

Par ailleurs, ¼ des lecteurs et des internautes possèdent un compte Facebook.

4.3.3. Une pratique collaborative à développer

¼ des internautes et 12% des lecteurs participent à l’enrichissement du contenu des sites archives (indexation collaborative, commentaires…).

4.3.4. Des attentes fortes en matière d’offre Web

Les attentes relèvent de ce qui peut faciliter la recherche : les internautes demandent le développement de l’offre collaborative (20%), la création d’espace personnel (15%) et la géolocalisation des données (13%).

4.4. Les pratiques croisées

Lecteurs, internautes et participants aux activités culturelles : les « catégories » de public se croisent inégalement. On retrouve le partage entre public direct et public indirect, qui s’interpénètrent peu.

4.4.1. Une activité de recherche majoritaire

L’accès aux documents est au cœur des démarches du public des archives. Ainsi, recherche physique et recherche virtuelle se recoupent en partie : le lecteur est aussi internaute (7/10) et l’internaute est aussi lecteur, mais dans une moindre mesure (3/10).

Une recherche d’abord généalogique

94% des internautes sont des généalogistes. La mise en ligne des documents essentiels à la généalogie n’a pas tari la recherche en salle : 40% des lecteurs restent des généalogistes. La recherche historique vient ensuite.

Les autres buts de la recherche

Plusieurs caractéristiques se dégagent :

  • Une recherche universitaire en berne : en 15 ans, la recherche universitaire a chuté, d’un rapport de 10 à 1 (par exemple, en archives municipales, elle est passée de 22% à 2%).
  • La recherche dans un cadre administratif en nette augmentation : ce type de public, ponctuel, pressé, qui demande des documents précis, a beaucoup augmenté en 15 ans.
  • Une consultation pour le plaisir qui ne demande qu’à se développer : plus de 10% des lecteurs et des internautes viennent « pour se cultiver, par curiosité ». Ce public apparaît comme un réservoir potentiel important pour élargir l’audience des archives.

4.4.2. Des activités culturelles à part

Le public qui vient pour les activités culturelles fréquente peu la salle de lecture ou le site internet.

Inversement, les pratiques culturelles sont en net retrait du côté des lecteurs et des internautes, aussi bien pour les activités in situ qu’en ce qui concerne la rubrique Action culturelle sur les sites internet. Les cours de paléographie et d’initiation à la recherche, pourtant conçus pour les chercheurs, sont peu suivis.

4.5. Les JEP : un atout pour élargir le public des archives

Les visiteurs des Journées européennes du patrimoine (JEP) sont majoritairement des primo-visiteurs, découvrant le monde des archives. D’origine locale, motivé par la gratuité, ce public est prêt à revenir, soit en salle de lecture (50%), soit pour une autre activité culturelle (27%), soit en allant sur le site internet (38%).

Le type d’activités « portes-ouvertes » que représentent les JEP se révèle un véritable atout pour faire connaître les archives et en élargir le public.

4.6. Des lecteurs fidèles

Les lecteurs constituent un public fidèle, qui fréquentent assez régulièrement la salle de lecture. Avec la mise en ligne des fonds, le généalogiste lecteur est devenu en partie un généalogiste internaute.

4.6.1. Une consultation plurielle

Les lecteurs consultent deux à trois types de documents par séance. Il s’agit d’abord des archives de 1789 à 1945, puis des archives antérieures à la Révolution, de l’état civil et des minutes notariales.

4.6.2. Types de recherche des lecteurs en fonction des services d’archives

On remarque des types de recherche différents en fonction des services d’archives fréquentés :

  • dans les services à compétence nationale, le lecteur pratique l’histoire politique et sociale ;
  • dans les services départementaux, le lecteur pratique la généalogie et la monographie ;
  • dans les services municipaux, le lecteur est tourné vers les recherches administratives, et l’histoire des arts et de la culture.

4.7. Des internautes généalogistes, consommateurs de données

Les internautes se connectent essentiellement sur les sites départementaux d’archives (98%), dans un but de recherche généalogique (94%).

4.7.1. Les rubriques consultées

Les internautes consultent d’abord les documents numérisés (93%) puis ce qui peut les aider dans leurs recherches : les bases de données (39%) et les instruments de recherche (21%).

4.7.2. Une consultation plurielle

Comme les lecteurs, les internautes consultent plusieurs types de documents à chaque session. Ils consultent majoritairement les documents se rapportant à leurs recherches généalogiques (registres d’état civil : 96% ; recensement de population : 50% ; registres matricules militaires : 38%).

Les documents iconographiques tiennent une place non négligeable dans les autres types de recherches.

4.7.3. Profils d’internautes

Trois profils d’internautes se dégagent :

  • le marathonien : c’est un retraité généalogiste qui consulte les registres d’état civil presque tous les jours ;
  • l’explorateur : c’est un étudiant ou un actif qui vient pour une recherche historique ou dans le cadre de son travail pour consulter des documents divers, pendant une période donnée ;
  • le traqueur : c’est une personne sans emploi qui se connecte pour une démarche administrative ou consulte par curiosité des documents iconographiques, de façon ponctuelle.

5. La politique des publics

Connaître les publics qui fréquentent les archives est un préalable. À partir de cette connaissance, le service d’archives peut construire une politique à destination de ses publics, en définissant des priorités d’action sur une ou plusieurs années.

La valorisation des archives apparaît comme une dynamique vertueuse qui peut provoquer l’entrée de nouveaux fonds, motiver les équipes et mieux positionner le service au sein de la collectivité. Elle a un effet « boule de neige » sur les partenariats en élargissant les réseaux et les champs d’action.

5.1. Les variables qui jouent sur la construction d’une politique

Le service doit prendre en compte des éléments existants, qui peuvent être soit des atouts soit des contraintes :

  • la qualité des locaux (présence ou non d’un espace d’exposition, d’une salle pour accueillir les groupes, d’un auditorium) ;
  • le niveau des moyens humains et financiers ;
  • le type de territoire (urbain/rural/montagneux) et la population (dispersée/du champ social) ;
  • la politique culturelle de la collectivité.

L’implication – forte ou non – du directeur du service d’archives est aussi une variable importante pour mener une politique culturelle.

5.2. Les stratégies d’action pour élargir les publics

L’archiviste ne peut aujourd’hui rester le seul médiateur entre le document et le public. Les partenariats et la co-construction sont les outils indispensables pour élargir l’audience et répondre à une demande participative du public, de plus en plus importante.

Plusieurs moyens peuvent être mis en œuvre :

  • Montrer les archives sous toutes leurs formes, et en tous lieux – in situ et hors les murs.
  • Développer le partenariat et la co-construction : le partenaire apporte d’autres compétences, touche d’autres publics. La co-construction va plus loin : le partenaire devient un acteur dans la conception du projet.
  • Promouvoir l’offre et les usages numériques : on peut mettre simplement à disposition les fonds d’archives ; on peut aller plus loin en permettant à l’internaute de collaborer, d’enrichir, de partager.

5.3. Le projet scientifique, culturel et éducatif

Muni de tous ces éléments, le service peut mettre en place un PSCE : projet scientifique, culturel et éducatif. Il a une portée pluri-annuelle : il définit la politique du service sur plusieurs années en matière de collecte, de classement, de conservation, de numérisation, de site internet, d’action culturelle et scientifique.

Le PSCE se décline en « fiches-projets ». L’avancée des projets est évaluée régulièrement et les fiches mises à jour.

Bibliographie

  • DONNAT Olivier, « Pratiques culturelles, 1973-2008. Dynamiques générationnelles et pesan-teurs sociales », Culture études, 2011-7, p. 29.
  • Site des Archives de France (http://www.archivesdefrance.culture.gouv.fr/)
  • Rapport annuel du Service interministériel des Archives de France et chiffres-clés
  • CIOSI Laure, « La politique des publics dans les services d’archives. Étude sur la politique des publics et ses partenariats fonctionnels dans le réseau des archives municipales, départementales et régionales en France métropolitaine », TranversCité, dactyl., 2013, 50 p.
  • GUIGUENO Brigitte, avec la collaboration d’Emmanuel PÉNICAUT, « Qui sont les publics des archives ? Enquêtes sur les lecteurs, les internautes et le public des activités culturelles dans les services publics d'archives (2013-2014) », SIAF, dactyl., 2015, 102 p.
  • Société LordCulture, « Étude des publics des activités culturelles dans le réseau des archives départementales et municipales », dactyl., 2015, 90 p.

Auteur :

GUIGUENO Brigitte

Thématique(s) :

Groupe :

Concours de la FPT

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Créé le 09 août 2019
 

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