Par Jean-Luc Akouete
Dernière mise à jour : octobre 2018

1. La signalisation routière

La signalisation routière a pour but d’informer les usagers que sont les conducteurs, les piétons, quant aux règles à respecter lors de leurs déplacements. Qu'elle soit verticale ou horizontale, permanente ou temporaire, la signalisation routière a un objectif dans le code de la route, c’est de limiter les causes d’accident de la route.

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1.1. La signalisation verticale

A chaque déplacement, les usagers croisent des panneaux de signalisation dénommés « éléments de signalisation verticale ». Ainsi, ce type de signalisation a trois objectifs fondamentaux :

  1. avertir des dangers à l'aide des panneaux triangulaires ;
  2. signaler une interdiction ou une obligation à l'aide des panneaux ronds ;
  3. donner des indications et des informations lors d'un trajet.

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1.1.1. Les panneaux triangulaires de danger

Les panneaux triangulaires indiquent un danger. En outre lors d’un trajet en agglomération, ces panneaux sont règlementairement situés à 50 mètres en amont du danger, alors que sur les routes hors agglomération, ils se trouvent à 150 mètres avant le danger qu'ils montrent aux usagers.

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1.1.2. Les panneaux ronds d'interdiction ou d'obligation

Il existe 2 types de panneaux ronds :

  • les panneaux ronds rouge et blanc qui informent d'une interdiction
  • les panneaux ronds bleu et blanc qui indiquent une obligation

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1.1.3. Les panneaux de direction

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Les panneaux de direction servent à faciliter les déplacements des usagers.

Si la couleur bleue indique la direction d’une autoroute, la couleur verte indique, quant à elle, une grande ville. En ce qui concerne les autres couleurs, la couleur blanche fait référence à une localité voisine, alors que la couleur jaune stipule la mise en place d'un itinéraire temporaire. Il existe, de plus, des panneaux de présignalisation, d'annonce et de confirmation qui se distinguent par leurs formes et leurs usages respectifs.

Tous ces panneaux ont pour objectif de préparer le conducteur à une prise de décision :

  • les panneaux de présignalisation sont de forme rectangulaire et signalent une direction ;
  • les panneaux de position sont terminés par une flèche et sont positionnés pour permettre la réalisation d'une manœuvre ;
  • les panneaux de confirmation indiquent le nombre de kilomètres à parcourir pour atteindre l'information mentionnée. Ils sont accompagnés par un cartouche qui précise la catégorie et le numéro de la route empruntée.

1.2. La signalisation routière horizontale

La signalisation routière horizontale fait référence au marquage au sol se retrouvant sur la chaussée : dessins, flèches, inscriptions sur la chaussée et lignes.

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Comme pour les panneaux de signalisation, il existe différentes couleurs de marquages au sol en fonction de l'information qu’on souhaite communiquer aux usagers. Il convient à cet égard de noter que le marquage au sol jaune est prioritaire sur le blanc et doit donc être respecté.

En plus d'indiquer les voies de circulation, les lignes qui sont matérialisées au milieu de la chaussée peuvent donner des informations sur le type de route ou sur les possibilités de dépassement ou non du code de la route. De plus, les flèches, qui sont disposées sur la chaussée, donnent des indications sur la direction à suivre.

2. La signalisation temporaire

La signalisation temporaire est symbolisée par la couleur jaune des panneaux et du marquage au sol. Il faut retenir qu’elle indique la proximité avec des difficultés de circulation temporaires ou des travaux. Même sans indication de limitation de vitesse, l'objectif est de sensibiliser les conducteurs afin qu'ils ralentissent volontairement d'eux-mêmes.

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Les informations véhiculées par les différents panneaux du code de la route et les marquages au sol sont logiques et hiérarchisées. Comme indiqué dans le Code de la route, elles ont été créées afin de permettre au plus grand nombre d’acquérir une compréhension rapide des règles relatives à la conduite pour la sécurité de tous.

En outre, il arrive que les routes ouvertes à la circulation publique soient affectées par des obstacles ou des dangers dont l'existence est temporaire (objet dangereux sur la route, animal mort, accident…). Ces événements conduisent généralement à une intervention donnant lieu à la mise en place d'une signalisation temporaire qui peut être programmable ou d'urgence.

Dans ces circonstances, la signalisation temporaire a pour objet d'informer, d’alerter et de guider l'usager, afin d'assurer sa sécurité et celle du personnel et de favoriser la fluidité de la circulation.

Elle se présente sous forme de dispositifs destinés à signaler ces conditions temporaires de circulation. Les travaux de VRD, quelle que soit leur ampleur, doivent faire l'objet d'une signalisation temporaire.

2.1. Les principes fondamentaux de la signalisation temporaire

La signalisation temporaire est régie par les mêmes principes que la signalisation routière. Sa spécificité repose sur des principes complémentaires d’une grande importance :

  • Principe d'adaptation ;
  • Principe de cohérence ;
  • Principe de valorisation ;
  • Principes de concentration et de lisibilité.

2.1.1. Principe d’adaptation

La signalisation temporaire doit être adaptée aux circonstances qui l'imposent, afin d'assurer la sécurité des usagers et du personnel, sans contraindre de manière excessive la circulation publique par des réductions importantes de la capacité de la route. Il est évident que le dispositif qui sera mis en place pour signaler un accident sur la route ne sera pas le même pour signaler des travaux sur une portion de route. La signalisation doit donc s’adapter aux circonstances.

La mise en place de la signalisation temporaire dépend de nombreux facteurs, tels que :

  • les types de voies (voie rapide, voie de quartier…) ;
  • la géométrie de la route (rue à sens unique, chaussée séparée à deux voies…) ;
  • la nature et l’importance de l'entrave à la circulation ;
  • la durée prévisible des dangers, des chantiers ou des mesures d'exploitation ;
  • les périodes et horaires d'exécution des chantiers ;
  • l’importance du chantier ;
  • le niveau de service à assurer, lequel est fonction de la demande de trafic et de la répartition éventuelle de ce trafic sur plusieurs itinéraires ;
  • les moyens disponibles ou mobilisables à court terme, dans le cas de la signalisation d'urgence.

2.1.2. Principe de cohérence

La signalisation temporaire peut donner des indications différentes de celles de la signalisation permanente. Les panneaux de signalisation permanente concernés doivent alors être masqués provisoirement, dans la mesure où cela est utile pour éviter une contradiction ou pour aider l'usager. Le marquage permanent aussi doit être effacé ou masqué s’il est en contradiction avec le marquage temporaire.

2.1.3. Principe de valorisation

La signalisation doit être crédible pour avoir de la valeur pour l’usager. La signalisation temporaire doit pouvoir informer l’usager, influer sur son comportement, lui imposer éventuellement certaines restrictions. Il y a lieu de veiller à l'évolution de la signalisation temporaire, dans le temps et dans l'espace. En particulier la signalisation doit être enlevée dès lors qu'ont disparu les motifs ayant conduit à l'implanter. A la fin de l’intervention, la signalisation permanente doit reprendre sa place.

2.1.4. Principes de concentration et de lisibilité

L’implantation de la signalisation sur une distance relativement courte doit permettre une compréhension immédiate de la situation.

Ainsi pour être visibles et lisibles, les panneaux doivent :

  • Etre conformes aux normes en vigueur ;
  • Rester en nombre limité (on ne doit pas grouper plus de deux panneaux sur un même support ou côte à côte) ;
  • Etre implantés judicieusement ;
  • Etre propres et en bon état.

2.2. Les catégories de signalisation

La signalisation temporaire, destinée à faire connaître aux usagers la nature et l'importance des obstacles ou des dangers rencontrés, ainsi que le début et la fin, se subdivise en plusieurs catégories.

2.2.1. La signalisation d’approche

Toute signalisation de chantier et de danger temporaire comporte une signalisation d’approche. La signalisation d'approche se situe en amont de la zone dangereuse à signaler et comporte une signalisation d'indication (panneau de type KC et KD), de danger (panneau de type AK) et de prescription (panneau de type B).

La signalisation d’approche doit indiquer à l’usager :

  • Quels dangers il va rencontrer : travaux, rétrécissement de voies… ;
  • A quelle distance ?
  • Les prescriptions à respecter : limitation de vitesse, interdiction de doubler…

2.2.2. Signalisation de position

Cette signalisation est placée aux abords immédiats du chantier ou du danger à signaler. Elle est fonction du danger, du genre des travaux effectués, de l’encombrement de la chaussée et de l’intensité de la circulation.

Elle comprend :

  • un ou plusieurs biseaux de raccordement ;
  • un ou plusieurs signaux frontaux, placés à l'origine du chantier ou de la zone dangereuse ou aux extrémités du biseau, s'il en existe un ;
  • un balisage longitudinal, avec répétition des signaux frontaux, en particulier aux intersections, sur les zones de grande longueur ;
  • un signal de fin de chantier ou de zone dangereuse.

2.2.3. Signalisation de fin de prescription

La signalisation de fin de prescription doit être placée en aval du danger ou du chantier. Elle marque la fin des prescriptions indiquées par la signalisation d’approche.

2.3. Exemples de panneaux de signalisation

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Références et sitothèque

  • La signalisation temporaire de chantier - CDG 27
  • Signalisation temporaire de chantier - CDG 68
  • Signalisation temporaire - OPPBTP - juillet 2010
  • Signalisation temporaire de chantier - DS Services - Groupe Sofaxis
  • Instruction interministérielle sur la signalisation routière – 8ème partie
  • http://hsct2.free.fr/signachantier.php
  • http://www.preventionbtp.fr/Documentation/Questions-techniques/Organisation-des-travaux
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Créé par Julien Lenoir le 17 décembre 2018
    
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